L'immigration est souvent envisagée de façon idéologique et passionnelle, pourquoi ne pas y apporter un zeste de pragmatisme ? C'est en Suisse qu'il faut l'aller chercher.
Chez nos cousins helvètes, une distinction fondamentale est observée entre les citoyens résidents et les étrangers résidents, la présence de ces derniers relevant d'un simple droit d'habitation, lui-même subordonné à de strictes conditions où l'avantage de la collectivité est recherché.
En ce qui concerne l'obtention de la nationalité, elle se fait en deux étapes : d'abord il faut obtenir une autorisation fédérale, puis le canton et la commune de domicile peuvent ajouter des conditions supplémentaires et fixer le prix de l’acquisition de la nationalité avant de l’approuver. Les conditions varient fortement d’une région à l’autre et peuvent parfois être très restrictives, certaines communes vont même jusqu’à faire voter la population locale sur l’octroi de la nationalité ; le coût varie également suivant la commune et le canton.
Quelle leçon en tirer ? A mon avis, que la gestion de l'immigration par un Etat souverain au niveau national est à proscrire, elle lèse une trop grande partie de la population et encourage l'irresponsabilité politique des gouvernants et des citoyens.
Que les municipalités décident souverainement qui peut ou non entrer sur leur territoire, voilà qui encouragerait davantage l'implication de chacun dans la vie politique.
Commentaires