Au nom de la souveraineté que chacun exerce sur lui-même et au nom du libre arbitre, l'homosexualité est parfaitement tolérable, y compris si on la considère comme une altération des fonctions sexuelles portant atteinte à la dignité morale de celui ou de celle qui s'y adonne. Chacun compose comme il peut avec sa conscience et il n'appartient pas au pouvoir politique de vouloir la perfection de l'homme, au contraire il lui appartient de garantir sa liberté de choix et donc sa responsabilité morale. Au pire, tout homme a l'entière liberté de porter atteinte à sa propre dignité à condition qu'il n'implique pas les autres, contre leur gré, dans ses choix de vie.
Tout irait bien si la situation s'en tenait à ce sage équilibre, mais alors que le pouvoir s'était bien gardé de toute ingérence dans les moeurs homosexuelles, ce sont des lobbies homosexuels qui ont investi le pouvoir pour faire valoir leurs intérêts fractionnaires ; ce n'est pas l'intérêt général qui est convoqué pour opprimer une minorité, c'est une minorité qui tente de faire passer, par la force, son intérêt particulier pour l'intérêt général. Il est facile pour qui sait s'organiser en régime démocratique de créer des mouvements d'opinion et d'avilir le pouvoir pour l'exercer à son profit, au détriment d'autres groupes ou de la société entière. C'est exactement ce qui se passe lorsque des revendications sont faites par des lobbies et reprises par des partis politiques en vue de normaliser les comportements homosexuels et de légiférer pour les faire accepter comme des normes. Ici le pouvoir est investi, la force coercitive de la loi est utilisée pour faire violence à l'ensemble de la société et lui faire admettre comme des normes un ensemble de comportements qui de fait n'appartient pas à la norme, mais à certains individus et certains groupes.
En utilisant l'appareil d'Etat à leur profit, en influençant le pouvoir législatif, les lobbies homosexuels ne se contentent plus de garantir leur liberté, ils portent atteinte à la liberté de conscience d'autrui par le biais de la contrainte légale ; tout le monde est obligé de voir en l'homosexualité une norme et de reconnaître aux couples homosexuels les mêmes droits que ceux dévolus aux hommes et aux femmes mariés. Depuis qu'une institution distincte de l'Etat ne dicte plus la norme, depuis que le pouvoir de l'Eglise est battu en brèche, l'Etat laïque est le siège de conflits d'intérêts qui lui ôtent sa prétendue neutralité et lui font édicter des normes totalement subjectives, souvent associées à des autorités administratives de surveillance en amont et à un arsenal répressif en aval, afin qu'aucun délit d'opinion ne reste impuni. L'homophobie, concept nouveau crée pour l'occasion, intimide les consciences, tandis qu'un parfum d'inquisition flotte dans l'air du temps.
Les lobbies homo ont une autoroute devant eux.
=> Dinks comme ont les appels aux US (double income no kids) ils sont une cible alléchante pour le marketing. Cultivés, branchés,et friqués ils sont souvent précurseurs de tendances. La droite les regarde placidement sachant quel creuset électoral ils représentent (leur majeur préoccupation politique étant de nature fiscale)
Rappelons que Gay Lib' est un des lobbies les plus puissants.
=> Victime de l'homophobie, parqués dans des ghettos, frappés de l'étoile rose, ces grands opprimés ont un blanc seing pour accroitre leur recherche de légitimité. On ne peut rien leur opposer.
=> Seul adversaire déclarée : l'Eglise. Et là, facile, on ressort Torquemada et on stigmatise le propos.
=> Dictature du relativisme moral
=> Effondrement de la Morale jédéo-chrétienne au profit d'une morale citoyenne.
Bref, ils n'ont plus aucun obstacles. Rien, nada ! Ils adopteront, sans nul doute. Se marieront civilement etc Continuerons leur prosélytisme transgressiste à destination des jeunes générations aidés en cela par l'éducation nationale)
Pas de retour possible.
C'est épouvantable.
Amon
Rédigé par: Amon | 12 novembre 2009 à 14:09
Oui mais patience, ce progressisme va se fracasser tôt ou tard sur le mur de la réalité.
Rédigé par: reacauthentique | 14 novembre 2009 à 06:43
C'est une possibilité, mais je crains lorsque cela arrivera il ne soit trop tard. Au rythme où vont les choses on peut craindre que les français vivront dans des manières de bantoustans tels que Raspail les a décrits dans "La Patrie trahie par la république".
Rédigé par: Koltchak91120 | 14 novembre 2009 à 11:09
Je pense vraiment que les anticipations sont vaines, et je reste très confiant dans l'avenir pour ma part. Allons, courage ;)
Rédigé par: reacauthentique | 15 novembre 2009 à 18:56
Est-ce vraiment de l'anticipation lorsqu'on considère ce qu'est devenu le département de la Seine Saint-Denis où seules quelques enclaves comme Le Raincy restent blanches malgré la politique en vigueur et les amendes infligées à la commune pour non respect de la loi sur le logement social et la mixité ? Depuis que j'ai de droit de vote, à savoir novembre 1980, j'ai vu la situation constamment se dégrader. D'abord en Ile de France, suivie de près par certains coins du Nord-Pas de Calais et de la région PACA. Puis lentement le mal s'est répandu. Mon Cantal natal commence à être touché, l'Anjou également, etc. Partout le même langage tenu par les représentants de l'État, partout les mêmes renoncements de la part des élus locaux.
Ceux qui veulent vivre tranquilles sont repoussés toujours plus loin au point qu'ils sont de plus en plus nombreux à faire plusieurs centaines de km en train pour aller bosser. Un de mes collègues se tape Angoulême-Paris-Angoulême tous les jours. Il y a 30 ans, ce genre d'individu était regardé comme original, aujourd'hui il commence à être envié.
Rédigé par: Koltchak91120 | 15 novembre 2009 à 22:57
Arrêtez de compter les blancs, ça ne sert à rien d'autre qu'à vous décourager. Il ne faut attendre aucune réaction des Français, mais juste se concentrer sur les indicateurs positifs : l'incurie des hommes de pouvoir que vous dénoncez est en train de se heurter au mur de la dette, un nouveau modèle d'organisation des sociétés prend forme, notamment grâce aux réseaux, nous allons bientôt adopter un système énergétique moins centré sur les hydrocarbures, ce qui nous rendra plus indépendant vis-à-vis des pays arabes, la démographie du monde arabo-musulman est en train de plonger, ce qui montre que l'Islam n'est pas un rempart contre la mondialisation et qu'il a déjà échoué. Bien sûr, notre génération et celle qui suit vont connaître un pic de souffrance, mais il faut relativiser, c'est surtout notre ego qui souffre. Je travaille aussi dans le quatre-vingt-treizistan, et concrètement je n'ai jamais eu aucun problème avec les populations locales. Simplement, je les ignore et réciproquement.
Rédigé par: reacauthentique | 19 novembre 2009 à 07:33
Merci pour cette synthèse brève et limpide. L'essentiel y est.
En ce qui concerne le débat pessimiste / optimiste, je crois qu'il ne faut pas se formaliser de ces différences de sensibilité. C’est comme de décocher une flèche dans l’avenir, un écart de quelques millimètres devient un écart énorme à l’arrivée. Mais au fond nous ne savons pas ce qu'il en adviendra.
Aujourd’hui nous pouvons très peu - mais ce n’est pas rien. Il me semble que l’important est d’exprimer ce que nous avons à exprimer, avec ingéniosité et talent. Un jour tout ça portera des fruits.
L’excès d’optimisme ou de pessimisme peuvent être démobilisateurs dans certaines conditions, mais aujourd'hui, seuls la paresse intellectuelle et le silence seraient réellement stériles.
Rédigé par: Nico de Montreuil | 22 novembre 2009 à 17:55
Oui Nico, ne pas se démobiliser, c'est important. Et je pense aussi qu'il faut essayer d'être à la hauteur de ses idées, même si ce n'est pas facile ; mettre au diapason les mots et les actes. A ce propos, un pensée amicale pour un sudiste de ma connaissance qui y arrive très bien ;)
Rédigé par: reacauthentique | 23 novembre 2009 à 18:40
J'ai pensé à vous hier. "Oui mais patience, ce progressisme va se fracasser tôt ou tard sur le mur de la réalité."
Exemple probant en Suisse ou le totalitarisme intellectuel a martelé au peuple que ceux qui voteraient "contre" serait des odieux
fascistes. Etude d'opinion à la clé les donnant grands perdants. Le peuple a parlé. Et ces abrutis se sont pris le fameux mur de la réalité...
Rédigé par: Amon | 01 décembre 2009 à 15:13
Même pas. Le commentaire général venant de l'intelligentsia politico-médiatique c'est que la Suisse est trop démocratique et que l'idéal serait la démocratie sans le peuple. Dire qu'on a raccourci un malheureux roi, sa femme, occis son fils dans des conditions ignobles, pourchassé et massacré la noblesse pour en arriver à ça. Ces ordures sont mille fois pires, non seulement ils détiennent bien plus de privilèges mais ils font montre d'un mépris du peuple sans aucune mesure avec celui qu'ils imputent aux monarques de l'Ancien régime.
Rédigé par: Koltchak91120 | 01 décembre 2009 à 17:48
Certes. Mais le résultat est là. Le bon sens populaire peut parfois se lever contre cette collusion occulte qui veut notre perte. La preuve.
Rédigé par: Amon | 02 décembre 2009 à 08:59