Le Réactionnaire Authentique

Etre réactionnaire, c'est comprendre que l'homme est un problème sans solution humaine.

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Le Dernier Dimanche

 

 " Plutôt que de faire ses courses comme chaque dimanche au centre commercial, un homme rendu à sa solitude par son divorce décide d'aller à la messe. Pendant un an, ce sceptique formé à la discipline la plus cartésienne ne manque pas ce rendez-vous hebdomadaire. Au retour, il note dans un journal ses réflexions, ses réactions et ses émotions.

Ce qui s'annonçait comme la simple chronique d'un dimanche de plus en plus menacé par le prosélytisme commercial se transforme en une belle aventure, en un grand roman spirituel et charnel. Une conversion qui ne sera pas celle que l'on croit. "

de Gaspard-Marie Janvier

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09 juillet 2009 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Langue française et langues de France

 

Présentation de l'éditeur



" Savez-vous que les Gaulois nous ont légué leur bagnole, que dire bizar en basque n'a rien d'étrange, qu'exit en catalan signifie succès ? Mais tout citer nous amènerait à point d'heure. On apprendra également que le basque est une langue plusieurs fois millénaire, que le breton est le dernier représentant des langues celtiques en Europe continentale, que les Francs ne parlaient pas le français, que les créoles de France sont issus du mariage entre le vocabulaire français et la grammaire africaine, que le gallo a su garder son passé simple et qu'en 1900, la plupart des Français étaient bilingues. Leur inscription dans la constitution a de nouveau placé les langues régionales sous le feu des projecteurs.

 

Pourtant, il y a un peu plus de deux cents ans, en 1794, l'abbé Grégoire prononçait son discours sur l'abolition des patois. Un siècle plus tard, les dialectologues Jules Gilliéron et l'abbé Rousselot annonçaient même la destruction "imminente" de ces langues. Malgré ces sombres prédictions, contre vents et marées, quelques-unes d'entre elles ont réussi à survivre, mais dans des conditions souvent précaires. Région par région, du basque au breton, du flamand au francique lorrain et à l'alsacien, du corse au catalan, des parlers d'oc à ceux d'oïl, en passant par les parlers francoprovençaux et les différents créoles, on retrouve dans cet ouvrage des éléments de l'histoire et de la géographie des langues qui ont fait la France: une image de la diversité linguistique du pays. A travers des exemples parlants, des jeux, des anecdotes, chacun s'amusera à retrouver la langue qu'il parle encore ou celle de son enfance. "


 

Langues de France 

 

Aventures et mésaventures des langues de France (Broché) de Henriette Walter

11 mars 2009 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Cachez cette race que je ne saurais voir !


Un livre de vulgarisation est sorti récemment dont voici la note de l'éditeur :

" L'humanité est-elle séparée en races différentes ? Vérité scientifique au XIXe siècle et durant une bonne partie du XXe, cette affirmation a été battue en brèche après la Seconde Guerre mondiale. Au cours des dernières décennies, la biologie a nié la pertinence même de la question, au motif que tous les humains auraient en commun 99,9 % de leur patrimoine génétique. Or 0,1% d'ADN correspond tout de même à 3 millions de différences au sein des 3 milliards de base que contient notre ADN.

Races humaines

L'étude fine du génome humain montre l'existence de différenciations héréditaires stables qui, au-delà des seules apparences (couleur de peau, chevelure, etc.), rendent possible de remonter aux origines géographiques lointaines des individus, ou peuvent parfois expliquer leur vulnérabilité à certaines maladies. Certes, les groupes ainsi repérés ont des limites floues, leur diversité interne est élevée, et aucun classement hiérarchique global ne peut être justifié à partir de ces éléments. Néanmoins, la pluralité humaine, telle qu'on peut l'appréhender avec les techniques les plus modernes, est plus grande et plus subtile qu'on ne voulait le croire... "

Avec prudence, l'auteur préfère parler d'"ascendance" ou de "groupes d'origine ancestrale" plutôt que de races.
Finalement, entre ceux qui distinguent des races et ceux qui n'y voient goutte, il y a juste une différence de bonne volonté.

L'humanité au pluriel : la génétique et la question des races de Bertrand Jordan (Broché)

 

25 novembre 2008 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Iliade et Odyssée : source culturelle fondatrice

 

L'Iliade et l'Odyssée, ces deux épopées homériques sont des monuments incontournables pour la civilisation occidentale. Poèmes de la guerre et de la mer, ils illustrent l'extraordinaire dynamisme d'un peuple en devenir, les Achéens, conquérants et marins, dont la civilisation va se répandre dans tout le bassin méditerranéen.

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En élargissant le point de vue, ces deux poèmes illustrent aussi l'étonnante destinée des peuples européens fondée sur deux qualités :

  • puissance d'expansion avec l'Iliade, où la guerre de Troie transpose la force dominatrice des Hellènes venus s'imposer sur la côte asiatique.
  • faculté d'adaptation avec l'Odyssée, où s'exalte l'esprit d'aventure et de découverte des pionniers partis explorer les limites du monde connu.

Tandis que l'Odyssée démontre la subtile intelligence d'un héros solitaire, l'Iliade exalte la suprématie collective des Grecs.

" La fortune de l'oeuvre homérique résulte de ce qu'elle incarne un idéal panhellénique. Dans le cadre du conflit avec les Barbares, elle a en effet fourni aux Grecs à la fois un passé et un avenir, un ensemble de lieux communs épiques qui les ont aidés, en somme, à être grecs face à l'Orient. " André Farnoux, Les archéologues et le dossier Homère.

 

12 novembre 2008 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Fouquet ou Le Soleil offusqué

La biographie admirable écrite par Paul Morand ne peut que faire aimer le trop brillant Fouquet, aristocrate et homme d'influence foudroyé en pleine gloire. Aux yeux de l'auteur, le Surintendant des Finances fut le dernier homme de la Renaissance dont le seul tort se résume à avoir brillé trop intensément à un moment charnière de l'histoire, celui de la mutation de l'axe français de Paris à Versailles, ce que l'on appelle habituellement la naissance de l'absolutisme.

" Fouquet est l'homme le plus vif, le plus naturel, le plus tolérant, le plus brillant, le mieux doué pour l'art de vivre, le plus français. Il va être pris dans un étau, entre deux orgueilleux, secs, prudents, dissimulés, épurateurs impitoyables.Il succombera, étant resté un homme du temps de la Fronde, avec quinze ans de retard sur l'époque qui s'annonce. "

Les deux orgueilleux sont évidemment Colbert et le roi en personne, Louis XIV. Le portrait que fait Paul Morand de Colbert est particulièrement convaincant tant par le détail de son tempérament que par le dévoilement de ses basses manoeuvres pour éliminer un homme dont l'éclat et la réussite l'insupportent.


" Un tel homme pouvait-il ne pas haïr Fouquet ? Sa naissance était humble, celle de Fouquet distinguée ; il était entré aux finances par la porte de derrière, Fouquet par la cour d'honneur ; il besognait dans les bureaux, Fouquet travaillait chez lui en s'amusant. Comment pardonner à Fouquet sa célébrité, sa fortune, son charme, son labeur agile, son esprit prompt, ses tapisseries, ses poètes et sa bibliothèque dont Colbert ne pourrait même pas se servir, ayant fait de petites études ? "

Plus passionnant et instructif encore, l'éclairage que nous apporte Paul Morand sur ce que l'on appelle le Colbertisme, une conception particulière de l'Etat à laquelle la France n'a toujours pas renoncé.


"Quel étrange personnage que Colbert et sa maxime de l'ordre, opposée à la maxime de la confusion de son ennemi. Sa haine contre les rentiers, sa passion pour les états au net ; son sens de la justice sociale ; si inextricablement liés en lui l'amour du bien public et la haine des possédants qu'il sera jusqu'au bout impossible de déterminer ce qui l'emporte. [...] Colbert excite le Roi, lui expose les principes du Colbertisme, c'est-à-dire qu'à côté de la royauté de droit divin, il faut créer une économie de droit divin où le bien de chaque sujet appartient à l'Etat, c'est-à-dire au roi. Vaux, oeuvre d'innombrables Français, doit appartenir à la France, donc au roi."

Fouquet


Tout le mépris de la propriété privée si caractéristique de l'Etat français est contenu en germe dans le Colbertisme. Les révolutionnaires jacobins s'en souviendront et sauront spolier, confisquer ou détruire, toujours au nom du bien commun.

Il reste cependant une question que l'auteur se pose : comment un personnage tel que Colbert a-t-il pu contaminer le roi de sa bassesse ? Paul Morand apporte quelques éléments de réponse, deux pour être précis. Tout d'abord, Louis XIV aurait hérité de Mazarin sa méfiance à l'égard des aristocrates à cause de l'exil contraint de ce dernier pendant la Fronde ; ensuite le jeune Louis au temps de la régence aurait été un prince en manque de confiance vis à vis de ses pairs, un timide " S'est-il jamais dit que les Bourbons sont de moins bonne race, de moins pure descendance, à cause de la tache Médicis, celle de l'apothicaire florentin, que les Lorraine, les Rohan, les Habsbourg, les Wittelsbach ? "

Louis XIV a tout pris au magnifique Fouquet : Molière et La Fontaine, malgré la fidélité de ce dernier, Le Brun, Mignard, Le Nôtre, Le Vau, La Quintinie ; il lui a pris ses tisserands du village de Maincy pour en faire les Gobelins ; il lui a confisqué ses treize mille volumes qui deviendront la Bibliothèque royale. Le vrai soleil, c'était Fouquet.

A la lecture de ce livre, il m'est venu quelques réflexions que je soumets, pour finir, au lecteur patient qui a eu le courage d'arriver jusqu'ici : il semble que la politique d'affaiblissement de l'aristocratie menée par Louis XIV annonce déjà le suicide de la monarchie française qui ne trouvera plus lors de la Révolution suffisamment d'appui ni de force parmi ses élites naturelles pour s'opposer à l'élan des idées nouvelles.

Les Français qui ont fait guillotiner leur monarque ont cru se débarrasser de leurs maux alors que ceux-ci gisaient et gisent encore dans une économie étatisée pour ne pas dire collectiviste qui a fort bien traversé les siècles et les régimes, jusqu'à nos jours.

25 juin 2008 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Le Médecin de campagne

Médecin de campagne Si Le médecin de campagne reste un roman de Balzac peu connu, c’est sans doute parce qu’il n’est pas vraiment romanesque. Publié en 1833, il permet à l’auteur d’exposer ses idées en matière d’économie et de politique utilisant à cet effet des récits à tiroirs entre lesquels chaque personnage prend en charge la narration. L’action se déroule dans un petit village de Savoie en 1829 et a pour « héros » un médecin, le docteur Benassis.

On peut distinguer trois grandes étapes dans la narration : d’abord le docteur explique à son hôte, un soldat revenu des guerres napoléoniennes, comment il a engagé le village initialement misérable sur la voie de la prospérité, c’est l’occasion pour l’auteur de développer un raisonnement économique à la gloire du libre-échange ; ensuite les notables du village se réunissent autour d’un bon repas et partagent leurs idées sur le meilleur système de gouvernement possible, le docteur Benassis est encore le porte-parole de Balzac et fait une critique virulente du suffrage universel ; enfin le roman s’achève par une confession de Benassis qui dévoile à son hôte son passé mystérieux.

 

C’est la deuxième partie du roman qui a particulièrement attiré mon attention pour la raison que Balzac y montre un visage trop souvent occulté lorsqu’il est abordé dans le cadre des études secondaires ou universitaires, à la lecture des extraits qui suivent, on comprend vite pourquoi, Balzac y affirme des convictions très élitistes concernant l’ordre social et le pouvoir :

 

"Nos quarante années de tourmente ont dû prouver à un homme de sens que les supériorités sont une conséquence de l’ordre social. Elles sont de trois sortes et incontestables : supériorité de pensée, supériorité politique, supériorité de fortune. N’est-ce pas l’art, le pouvoir et l’argent, ou autrement : le principe, le moyen et le résultat ? Or, comme, en supposant table rase, les unités sociales parfaitement égales, les naissances en même proportion, et donnant à chaque famille une même part de terre, vous retrouveriez en peu de temps les irrégularités de fortune actuellement existantes, il résulte de cette vérité flagrante que la supériorité de fortune, de pensée et de pouvoir est un fait à subir, un fait que la masse considérera toujours comme oppressif, en voyant des privilèges dans les droits le plus justement acquis. Le contrat social, partant de cette base, sera donc un pacte perpétuel entre ceux qui possèdent contre ceux qui ne possèdent pas. D’après ce principe, les lois seront faites par ceux auxquels elles profitent, car ils doivent avoir l’instinct de leur conservation, et prévoir leurs dangers. 

 

[…] le droit d’élection ne doit être exercé que par les hommes qui possèdent la fortune, le pouvoir ou l’intelligence, et vous reconnaîtrez également que leurs mandataires ne peuvent avoir que des fonctions extrêmement restreintes. […] Enfin il existe une véritable urgence de réduire les assemblées à la question de l’impôt et à l’enregistrement des lois, en leur en enlevant la confection directe."

 

Conscient du caractère profondément inégalitaire de cet ordre social, Balzac y adjoint des auxiliaires qui en renforcent la profondeur morale, à commencer par une nécessaire mobilité sociale qui doit aspirer à la masse ce qu’elle a de plus haut afin de maintenir l’élite en bon état :

 

"Je veux que le système social ait des réseaux faibles et complaisants, pour laisser surgir de la foule quiconque a le vouloir et se sent les facultés de s’élever vers les classes supérieures. Tout pouvoir tend à sa conservation. Pour vivre, aujourd’hui comme autrefois, les gouvernements doivent assimiler les hommes forts, en les prenant partout où ils se trouvent, afin de s’en faire des défenseurs, et enlever aux masses les gens d’énergie qui les soulèvent."

 

Mais ce système ne serait pas viable sans l’imprégnation religieuse, le culte religieux donne sa forme à la société et garantit un certain équilibre dans les rapports sociaux :

 

"De tout ceci résulte la nécessité d’une grande restriction dans les droits électoraux, la nécessité d’un pouvoir fort, la nécessité d’une religion puissante qui rende le riche ami du pauvre, et commande au pauvre une entière résignation […] Le christianisme dit au pauvre de souffrir le riche, au riche de soulager les misères du pauvre ; pour moi, ce peu de mots est l’essence de toutes les lois divines et humaines."

21 juin 2008 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Septentrion

Septentrion " Maintenant, ils roulent vers le nord. Ils ont quitté la Ville juste à temps, avant que l'invasion sournoise venue du sud, et dont ils ont été les seuls à percevoir la nature, ne recouvre la cité de son uniformité implacable.
Trente-cinq compagnons de hasard qu'un même instinct de liberté a réunis dans cet antique train jaune et or, relique d'une époque glorieuse de l'histoire du Septentrion. Autour de Kandall, de Clara de Hutte et du narrateur Jean Rudeau, il y a des femmes, des enfants, cinq dragons, quatre hussards, deux mécaniciens, un vieux montreur de marionnettes, un prêtre, quelques autres encore.

Trente-cinq : les hommes du refus. Ils roulent vers le nord, à travers forêts et steppes. À travers l'espace et le temps qui s'étirent. Un jour, ils comprennent qu'ils sont poursuivis. Qui les poursuit? Et pourquoi? Jusqu'à quand brillera au-dessus d'eux l'étoile qui semble les protéger? Echappe-t-on aux masses humaines, aux milliers de milliers, à la multitude anonyme ? "

        Jean Raspail, Septentrion.

07 décembre 2007 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La délinquance

 

Un essai québécois sur la délinquance vient bousculer les idées reçues, il s’intitule La délinquance, une vie choisie entre plaisir et crime, et son auteur, Maurice Cusson y applique une méthode d’analyse novatrice, très éloignée du paradigme idéologique marxisant de la plupart des sociologues français. 

 

La thèse centrale est simple : les délinquants, loin d’être des individus à part soumis à des déterminismes sociaux qui les gouvernent, sont des hommes ou des femmes qui ont fait un choix tout à fait rationnel et payant à court terme : celui de mépriser la routine du citoyen ordinaire qui travaille, et de privilégier l’aspect festif de la vie, le plaisir, la jouissance : «le crime apparaît comme une bonne affaire; il procure à son auteur les moyens de faire la bringue et de mener la vie qu'il entend vivre». Très peu sanctionnée par un droit pénal impuissant ou des tribunaux engorgés, la microdélinquance continue de prospérer et de trouver un bénéfice rationnel dans ce mode de vie, souvent considéré avec indulgence par l’entourage, quand celui-ci n’en tire pas indirectement quelques profits.

Selon M. Cusson, il existe une unité profonde de l’action criminelle qui lui interdit de distinguer les spécialistes de petits délits des amateurs de grands : ce sont les circonstances qui font la différence, permettant à un moment ou un autre le surgissement d’un crime plus grave.

 

Délinquence

 

Concernant les sanctions, l’auteur est formel : « La criminalité décroît très sensiblement quand la probabilité des sanctions croît fortement et elle croît à toute vitesse quand les sanctions sont en chute libre.» Si les crimes graves sont plus rares, ce n’est pas à cause d’une différence de nature, mais simplement parce qu’ils sont la plupart du temps sanctionnés.

Dans la dernière partie de son essai, M. Cusson analyse les origines de la délinquance et de la violence et pose le diagnostic suivant : «Ni apprise, ni causée par la pauvreté, la violence émerge spontanément chez l'enfant et recule sous l'influence des parents. Si ceux-ci ne jouent pas leur rôle, il arrive que les conduites agressives s'incrustent puis débouchent sur la délinquance.» Le choix de vie délinquant, écrit Cusson, «n'est ni tout à fait libre ni tout à fait contraint». Il tient donc à certaines conditions: la présence d'un milieu criminel qui donne le mauvais exemple, le mauvais encadrement éducatif, l'absence de sanctions, l'abondance des cibles, la compétence académique défaillante et un marché de l'emploi difficile. Ces considérations sont évidemment d'une grande utilité à l'heure de prédire, de prévenir et de réprimer la délinquance.

La délinquance, une vie choisie entre plaisir et crime ; Maurice Cusson (Broché)

 

 

27 février 2007 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Pour en finir avec la colonisation

                                                                 

Bernard Lugan est docteur ès Lettres et enseigne l’histoire de l’Afrique à l’université de Lyon-III. Pour_en_finir_1

Ce livre montre que :

  • durant la brève parenthèse coloniale, les pays colonisateurs n’ont pas pillé l’Afrique et que les colonies étant un boulet économique, politique et social, la décolonisation était une urgente et impérieuse nécessité,
  • les Européens d’aujourd’hui et à plus forte raison ceux de demain n’ont de dette ni à l’égard de l’Afrique ni des Africains,
  • le mythe de la culpabilité coloniale est une arme permettant de désarmer moralement l’Europe face à la contre-colonisation de peuplement qu’elle subit actuellement et que la culture de repentance-soumission risque de faire des Français, de nouveaux « colonisés ». 

Ce livre montre également que la colonisation fut d’abord une grande idée de gauche  reposant sur les idéaux universalistes de 1789. 

Il souligne aussi que pour résoudre les insolubles problèmes liés à l’immigration venue de nos anciennes colonies, seules sont proposées les recettes éculées d’assimilation-intégration qui y furent inapplicables et les mêmes impératifs du toujours plus de subventions qui firent capoter toutes les politiques de développement. Or, ce qui a échoué hier en Afrique échoue déjà dans les banlieues où il est impossible de procéder par amputation territoriale comme l’avait fait le général de Gaulle

Ce livre montre enfin que l’histoire n’est jamais écrite. Les Français après 130 ans de présence en Algérie, les Portugais après 400 ans en Angola et les Arabes après 700 ans en Espagne, tous ont appris à leurs dépens que la colonisation n’est pas éternelle dès lors que les indigènes ne sont plus disposés à la subir.

24 décembre 2006 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Comme des lions

 

  Même dans les divertissements les plus anodins comme le cinéma, les Américains produisent du mythe, fabriquent des héros et des grandes épopées ; que ce soit le débarquement de Normandie, Pearl Harbor, la guerre du Vietnam, la guerre du Golf ou l’attaque des tours jumelles à New York ; que l’issue du combat soit victorieuse ou non, la bravoure et l’esprit de sacrifice sont au rendez-vous.

Les Européens sont davantage tentés par la démythification. Notre art européen est basé sur un travail de sape, de déconstruction, de contestation-revendication. Nous conjuguons lucidité désabusée et médiocrité satisfaite. La notion même d'héroïsme nous semble ridicule, car elle va à l'encontre du dogme égalitaire. C’est pourquoi il nous faut aller chercher nos héros ailleurs….

Comme des lions

Ainsi, les Français qui vont au cinéma voient qu’ils ont été sauvés par le soldat Ryan ou par les indigènes des anciennes colonies. Qu’ont fait leurs ancêtres? Un excellent livre de Dominique Lormier répond à la question : Comme des lions: mai-juin 4O, l’héroïque sacrifice de l’armée française, dont voici la présentation de l’éditeur :

"La défaite de mai-juin 1940 reste, aujourd'hui encore, une plaie mal cicatrisée dans la conscience nationale : elle évoque la débâcle, l'exode, l'Armistice. Au malheur se rajoute la honte, car une opinion très répandue veut que l'armée française ait subi cette déroute sans combattre. De fait, le sujet est tabou, comme s'il s'agissait d'un secret de famille honteux. Et pourtant...

Sait-on qu'en quarante-cinq jours de combats, les pertes quotidiennes allemandes furent supérieures à celles de la campagne de Russie du 22 juin au 10 décembre 1941 ? Que la première bataille de chars de la Seconde Guerre mondiale, à Hannut, fut une victoire française ? Que le village de Stonne, surnommé par les Allemands " le Verdun de 1940 ", changea de mains dix-sept fois en trois jours ? Qu'à Landrecies, deux chars lourds français détruisirent une centaine de blindés allemands en quelques heures ? Que le général de Gaulle, commandant la 4e division cuirassée, enfonça à Abbeville les positions allemandes, mais ne put exploiter son succès faute de réserves suffisantes ? Que l'opiniâtre résistance des troupes françaises à Lille et à Dunkerque permit de sauver de la capture 340 000 soldats alliés, et donc de sanctuariser l'Angleterre ? Que sur la Loire, les cadets de Saumur bloquèrent 40 000 soldats ennemis ? Qu'au moment de l'Armistice, 45 des 53 ouvrages de la ligne Maginot restaient invaincus ? Et surtout, que près de 100 000 soldats français moururent au champ d'honneur en quarante-cinq jours de combat ?

Ce livre captivant suit minutieusement l'évolution des troupes sur le terrain, pointe les erreurs du haut état-major français, en retard d'une guerre, et s'appuie sur de nombreux témoignages de soldats français et allemands.

Dominique Lormier rend un hommage tardif mais ô combien mérité à ces héros méconnus."

Peut-être qu’un jour, le cinéma français nous fera la grâce de rendre un hommage sous forme de fiction à ces héros méconnus.

A lire:Dominique Lormier; Comme des lions : Mai-juin 1940 : l'héroïque sacrifice de l'armée française (Broché) 

 

27 septembre 2006 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

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